La boîte à outils couvre tout le parcours, du fichier brut à la vidéo karaoké finale. Extrayez la piste audio d'une vidéo, coupez-la et appliquez des fondus dans l'éditeur en ligne, montez ou descendez la hauteur d'une chanson de douze demi-tons sans toucher au tempo, transposez un morceau dans une tonalité plus confortable, supprimez ou isolez les voix grâce à une séparation par IA optionnelle, puis créez des vidéos karaoké avec des paroles synchronisées — importées d'un fichier LRC ou SRT, ou minutées à la main.
La philosophie du projet : le navigateur d'abord. Tout ce qui ne fait pas appel à l'IA s'exécute localement sur votre appareil via l'API Web Audio ; vos fichiers audio, vos paroles et vos vidéos ne sont envoyés nulle part. L'unique exception est la séparation vocale par IA, optionnelle : elle est annoncée clairement avant de démarrer, ne se lance que si vous la déclenchez vous-même, et les fichiers temporaires qu'elle crée sont supprimés automatiquement.
Plutôt qu'une application surchargée, le site se présente comme quatorze outils ciblés, une tâche par page. Chaque page fait exactement une chose — extraire, couper, transposer, séparer, monter — et renvoie aux outils voisins pour l'étape suivante. L'interface est disponible en six langues : English, Français, Deutsch, Español, 日本語 et 한국어, avec les mêmes fonctions partout.
Les exports sont de vrais fichiers, avec des limites annoncées. Le téléchargement en WAV fonctionne toujours. Le MP3 dépend de la présence d'un encodeur dans votre navigateur, et la page vous dit quel cas s'applique. L'export vidéo utilise le meilleur encodeur disponible — du MP4 quand il est pris en charge, sinon du WebM, clairement indiqué. Les vidéos sont limitées à trois minutes, 720p et 24 images par seconde, sans filigrane.
Une règle prime sur toutes les fonctionnalités : n'importez que des musiques et des paroles dont vous détenez les droits ou que vous êtes autorisé à utiliser. Les outils traitent ce que vous leur donnez, mais ils ne vous accordent aucun droit sur les chansons elles-mêmes. Avant de publier une vidéo karaoké ou un instrumental en public, assurez-vous que votre usage du morceau est autorisé. Cette responsabilité vous revient, et la note sur la confidentialité et le droit d'auteur présente sur chaque page le rappelle.
Sous le capot, ce sont des technologies web standard, pas de greffons propriétaires. Le traitement audio repose sur l'API Web Audio, les enregistrements passent par MediaRecorder, et l'analyse des fichiers média utilise la bibliothèque open source Mediabunny. La séparation vocale optionnelle s'appuie sur Demucs, un modèle de recherche pour la séparation de sources musicales construit sur des transformers hybrides. Ce sont des faits, pas des arguments commerciaux : c'est simplement ce qui fait tourner le site.
Karaoke Maker est un petit projet honnête, construit autour de ce dont on a vraiment besoin avant de chanter : un instrumental propre, une tonalité qui convient à la voix, des paroles qui arrivent au bon moment. Chaque limite est écrite sur la page, chaque étape optionnelle est signalée comme telle, et rien ne prétend être plus qu'il n'est. C'est l'exigence appliquée à chaque outil du site.